Le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) en Mauritanie, Younes Zouhar, a annoncé que la part des investissements publics dans le pays a connu une croissance notable, passant de 8 % du produit intérieur brut (PIB) fin 2023 à 10 % en 2026.

Lors d’une rencontre avec des journalistes mardi, M. Zouhar a indiqué que ces investissements devraient continuer à progresser pour atteindre 13 % d’ici la fin du nouveau programme conjoint entre le FMI et le gouvernement mauritanien. Il a attribué cette croissance à l’amélioration de la solidité financière du pays et au renforcement de son cadre législatif et de contrôle.

Le responsable international a précisé que ce redressement des investissements publics et de la solvabilité financière est le fruit d’une série de réformes et de lois adoptées par la Mauritanie pour lutter contre la corruption, notamment la mise en application de la loi sur la déclaration de patrimoine, la réforme du régime de la zone franche et le renforcement de la transparence des marchés publics.

Tout en saluant ces progrès, M. Zouhar a nuancé son propos : l’économie mauritanienne n’est pas pour autant exempte de difficultés, confrontée comme le reste des économies de la région à divers défis. Il a néanmoins estimé que, dans un environnement régional marqué par les conflits, la Mauritanie figure parmi les pays les mieux gouvernés de la zone, grâce à la stabilité politique et financière qu’elle a su préserver.

Source : Al Akhbar — 08/07/2026