Nouakchott – Le député et président du mouvement IRA-Mauritanie, Biram Dah Abeid, a dénoncé la grâce présidentielle accordée jeudi soir par la présidence de la République aux deux parlementaires Mariem Cheikh Sambe Dieng et Gamou Achour Salem.
Le député a estimé que cette grâce est « inhumaine » car elle annule la peine prononcée par la cour d’appel tout en confirmant la culpabilité des deux députées, ajoutant que son véritable objectif serait de les écarter du Parlement, où elles dénoncent, selon lui, les abus du pouvoir en place.
Lors d’un point de presse tenu au domicile de la députée Mariem Cheikh Dieng, Biram Dah Abeid a qualifié cette mesure d’« atteinte à la dignité », estimant que le pouvoir devrait au contraire sanctionner les deux élues pour les accusations graves portées contre elles, une grâce n’ayant selon lui aucun sens pour quiconque menace, à ses yeux, l’ordre et la tranquillité publics.
Il s’est également interrogé, non sans ironie, sur les raisons pour lesquelles l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, actuellement incarcéré et malade, ne bénéficierait pas de la même « humanité », alors que ses avocats réclament son droit à des soins.
Le député a affirmé que les deux parlementaires refusent cette grâce et ne la sollicitent pas, se considérant injustement condamnées. Il a assuré que la procédure judiciaire suivrait son cours normal jusqu’à l’annulation de leur condamnation et l’obtention de leur liberté « sans faveur d’aucune sorte ».



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