Depuis début 2024, Mamoud Salem Barka assure la garde d’un ensemble de 50 logements construits en briques de terre compressée à Sélibaby, un chantier lancé en 2020 et achevé après quatre ans de travaux pour le compte du ministère du Logement, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire.
Depuis la fin du projet, il affirme n’avoir perçu aucune part de ses arriérés de salaire, malgré des relances répétées auprès du ministère par la voie hiérarchique. Une lettre du wali-mouçaïd Mohamed El Arbi Mohamednah Sid Ahmed, adressée au ministre le 18 décembre 2025, réclamait le versement de 24 mois de rémunération.
Sur les conseils d’un ancien wali, il avait ouvert un compte auprès de Mauripost pour recevoir ses arriérés, sans succès à ce jour. Il affirme avoir passé plus de six ans à surveiller le chantier, vivant dans un abri de fortune, et réclame outre son salaire une couverture sociale et l’assurance maladie auxquelles il estime avoir droit.
Le projet de modernisation de Sélibaby avait été lancé par le président Mohamed Ould Ghazouani en décembre 2019, après des inondations, pour un budget de 3,3 milliards d’ouguiyas incluant ces 50 logements, restés inoccupés et dégradés depuis mars 2022 avant qu’un nouveau marché de réhabilitation ne soit attribué.
Source : Al Akhbar — 12 juillet 2026


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