Le ministre de la Santé, Atiyam Tijani, a affirmé que la nature des difficultés rencontrées par les établissements hospitaliers et l’imbrication de leurs causes exigent une action commune entre les différents secteurs et institutions concernés.

S’exprimant lors d’une réunion du comité ministériel multisectoriel chargé de la réforme hospitalière, M. Tijani a indiqué que la phase actuelle doit se concentrer sur le passage du diagnostic aux solutions concrètes, avec un classement des priorités, une répartition claire des responsabilités, des délais précis et des indicateurs de mise en œuvre.

Il a rappelé que les derniers mois ont permis un important travail de diagnostic de la situation des hôpitaux, identifiant les principaux dysfonctionnements structurels qui affectent leur performance.

Le ministre a insisté sur le fait que la réforme hospitalière ne peut aboutir sans un traitement global de la question des ressources humaines : meilleure répartition des équipes entre établissements, évaluation des besoins, renforcement de la présence et du rendement, et développement des compétences.

Il a également évoqué le projet de loi hospitalière, actuellement dans ses phases finales avant sa présentation au Parlement, qu’il a présenté comme l’un des piliers stratégiques de cette réforme, couvrant la gouvernance hospitalière, la gestion des ressources humaines, les équipements médicaux, l’hygiène, la qualité des soins, l’accueil et l’orientation des patients, ainsi que le financement et l’assurance maladie.

M. Tijani a souligné que le succès du comité ne se mesurera pas au nombre de réunions ou de documents produits, mais à ce que le citoyen constate concrètement à l’hôpital : facilité d’accès aux soins, rapidité de la prise en charge, disponibilité des équipes et des équipements, assiduité du personnel, qualité de l’accueil, et réduction du temps et du coût d’accès aux soins.

Il a enfin insisté sur l’importance de la transformation numérique, estimant qu’on ne peut aujourd’hui parler d’un hôpital moderne et efficace sans système d’information intégré, dossier médical numérique du patient et numérisation des différents services et parcours de soins.

Source : Al Akhbar Mauritanie