La défense des députées Mariem Cheikh Jeng et Ghamou Achour a annoncé sa décision de boycotter les séances de leur procès en appel, en cohérence avec sa position consistant à refuser de plaider sur le fond tant que l’immunité parlementaire de ses clientes n’aura pas été formellement levée selon les procédures constitutionnelles.

Lors d’une conférence de presse, l’avocat Mohamed Ahmed Meské, membre du collectif de défense, a indiqué que les réquisitions du parquet, plus sévères que le jugement de première instance, demandaient une peine de cinq ans de prison ferme assortie de la déchéance des droits civils et politiques des deux élues. Il a précisé que le tribunal avait mis l’affaire en délibéré, le verdict étant attendu mercredi prochain.

La défense affirme avoir invoqué devant la cour plusieurs textes, dont l’article 50 de la Constitution mauritanienne et l’article 85 du règlement intérieur du Parlement, pour contester la légalité des poursuites engagées selon la procédure de flagrant délit. Selon elle, les conditions de cette procédure n’étaient pas réunies, notamment en raison de la nature des faits reprochés — qualifiés de « cybercriminalité » — qui nécessiteraient une instruction judiciaire préalable.

Le tribunal a finalement décidé de joindre les demandes de nullité soulevées par la défense au fond du dossier, pour statuer sur l’ensemble lors du jugement.

Source : Al Akhbar