L’eau potable arrive en tête des revendications des habitants du centre administratif de Hamed, dans la wilaya de l’Assaba. Son accès demeure une épreuve quotidienne : les habitants dépendent de puits contaminés par les eaux de pluie et d’un robinet situé à plusieurs kilomètres hors du centre, vers lequel convergent chaque jour des files de femmes — souvent mineures — qui repartent avec leurs récipients sur des charrettes tirées par des ânes.

Plusieurs habitants interrogés par l’agence Al Akhbar décrivent une eau de robinet saumâtre, soupçonnée de provoquer des problèmes de santé, et des puits pollués pendant la saison des pluies. Certaines jeunes filles passeraient des heures, parfois des nuits entières à la belle étoile, pour rapporter de l’eau à leurs familles.

Au-delà de l’eau, les habitants réclament l’ouverture de mahadras gratuites pour l’enseignement du Coran aux enfants, le lancement de projets générateurs de revenus — notamment pour les femmes —, des clôtures pour protéger les cultures et une généralisation des aides sociales. Plusieurs témoignages dénoncent un ciblage jugé inéquitable : des habitants disent s’inscrire sur les listes officielles avec leurs numéros nationaux sans jamais figurer parmi les bénéficiaires.

Les habitants, qui disent trouver rarement une oreille attentive à leurs difficultés, estiment que la résolution durable de la crise de l’eau constituerait le premier pas vers l’amélioration de leurs conditions de vie.

Source : Al Akhbar — 18 juillet 2026