Le ministre des Affaires économiques et du Développement, Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, a détaillé jeudi soir en conférence de presse le contenu du projet de loi de finances rectificative 2026 adopté par le conseil des ministres. Les recettes prévues augmentent de 8 % par rapport à la loi initiale, « ce qui permet de préserver les équilibres financiers », a-t-il indiqué. Le déficit global devrait ainsi être ramené à 0,82 milliard d’ouguiyas nouvelles, contre 3,4 milliards dans la loi de finances initiale, tandis que le déficit primaire hors secteur extractif passera de 3,5 % à 4 %.
Le budget rectifié vise, selon le ministre, à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, à stabiliser les finances publiques, à poursuivre le soutien aux prix des hydrocarbures et de l’électricité et à renforcer les programmes de protection sociale. La croissance du PIB devrait passer de 4 % en 2025 à 5,5 % en 2026, une prévision revue à la baisse par rapport aux 6 % initialement attendus en raison de la conjoncture internationale, portée notamment par le secteur extractif et le dynamisme du BTP.
Parmi les mesures notables du texte figure le plafonnement de la taxe sur les transferts d’argent électroniques. Selon des sources d’Al Akhbar, le taux de 0,1 % institué par la loi de finances initiale sur les transferts numériques de 50 000 ouguiyas et plus est maintenu, mais il sera désormais assorti d’un plafond fixé à 2 000 anciennes ouguiyas par opération.
Cette taxe, introduite fin 2025, s’applique aux transferts effectués via les portefeuilles électroniques et les services bancaires numériques. Le gouvernement l’avait justifiée par la volonté d’encadrer les transactions financières électroniques face à l’essor rapide de leur utilisation dans le pays.
Source : Al Akhbar — 17 juillet 2026


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