Le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a réaffirmé jeudi son autorité à la tête de l’État lors d’une longue rencontre avec des notables et représentants de la population de la région de Yadga, à Ouahigouya, dans le nord du pays. « Si quelqu’un commet une faute, je le corrigerai sans aucun état d’âme », a-t-il lancé à l’adresse de ses collaborateurs, avant d’ajouter : « Il n’y a pas de numéro un et de numéro deux. Il n’y a pas deux capitaines dans un même bateau. »

Le chef de l’État a rejeté toute comparaison entre son arrivée au pouvoir en 2022 et les événements de 1983 qui avaient porté Thomas Sankara à la tête du pays, estimant que les contextes sont différents. Il a également mis en garde contre les discours susceptibles de « créer des divisions » dans son entourage.

Sur le plan sécuritaire, Ibrahim Traoré a estimé que la situation s’était « améliorée » depuis sa prise du pouvoir, citant notamment la réouverture d’axes routiers autrefois menacés par les groupes armés. Il a par ailleurs défendu la récente arrestation de certains imams, promettant de poursuivre la lutte contre les « discours radicaux » avec l’appui d’« imams modérés » et de renforcer l’enseignement religieux au Burkina Faso.

Arrivé au pouvoir par un coup d’État fin septembre 2022, le capitaine Traoré affirme avoir déjoué plusieurs tentatives de putsch et a, à plusieurs reprises, accusé des acteurs étrangers de les soutenir.

Source : Al Akhbar — 18 juillet 2026