Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a attribué, par entente directe, un marché de 2 millions d’euros (près de 900 millions d’ouguiyas anciennes) au bureau d’études français EGIS, chargé de contrôler les travaux d’extension des capacités de traitement et de pompage des installations d’Aftout Chargui. Il s’agit du même marché, annoncé une première fois, dont le processus s’était prolongé avant d’être annulé en avril dernier.
La Commission nationale de contrôle des marchés publics a approuvé mercredi l’attribution du contrat par entente directe, après l’avoir ajournée le 15 mai 2026. Le projet, dont le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait donné le coup d’envoi le 29 septembre 2025, vise à renforcer la sécurité hydrique de Nouakchott en portant la capacité de production d’eau potable de 150 000 à 225 000 mètres cubes par jour.
Les travaux, confiés à l’entreprise française RAZEL, sont financés par un prêt du Trésor français d’un montant de 43 millions d’euros (environ 18,5 milliards d’ouguiyas anciennes), remboursable sur 25 ans, dont 10 ans de différé, à un taux d’intérêt de 0,216 % par an.
Bien que le président Ghazouani ait donné le signal de départ du projet en septembre 2025, son lancement effectif a pris plus de neuf mois de retard, le temps de trancher le choix du bureau de contrôle des travaux. Le nouveau contrat attribué à EGIS dépasse d’environ 40 % le montant initialement prévu pour cette prestation.
Source : Al Akhbar — 10 juillet 2026


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