Le commandant des forces américaines pour l’Afrique (AFRICOM), le général Dagvin Anderson, a annoncé que les États-Unis avaient retiré « la majeure partie » de leurs troupes stationnées au Nigeria, à la demande des autorités nigérianes, tout en maintenant un partenariat centré sur le partage de renseignements.
S’exprimant jeudi à l’issue de la conférence des chefs d’état-major de la défense africains à Luanda, en Angola, le général Anderson a indiqué que les forces nigérianes poursuivaient désormais seules leurs opérations contre les cellules de l’État islamique dans le nord-est du pays.
Il a estimé que l’élimination, mi-mai, d’« Abou Bilal El Manouki » — présenté par Washington comme le numéro deux du groupe État islamique — lors d’une opération conjointe américano-nigériane, avait considérablement affaibli la direction de l’organisation, tant au Nigeria qu’à l’échelle internationale, notamment en perturbant son réseau de communication et de coordination.
De son côté, le ministre nigérian de la Défense, Christopher Musa, a précisé à l’Agence France-Presse que les troupes américaines avaient été déployées spécifiquement pour cette opération de mai, avant de quitter le pays une fois leur mission accomplie. Environ 200 militaires américains étaient présents au Nigeria ces derniers mois, dans le cadre de la formation et de l’assistance technique à l’armée nigériane, confrontée depuis 2009 aux attaques de Boko Haram puis de l’État islamique en Afrique de l’Ouest.
Source : Al Akhbar — 3 juillet 2026

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