L’annonce du lancement prochain de l’exploitation de la mine d’or de Ghabou marque une étape importante pour le Guidimakha et pour la Mauritanie. Le projet ouvre des perspectives économiques réelles : création d’emplois, investissements, développement des infrastructures et nouvelles opportunités pour les entreprises locales, selon une analyse publiée sur Cridem.

Située à la frontière avec le Mali, le long du Karakoro, affluent majeur du fleuve Sénégal, la commune de Ghabou occupe une position stratégique, désormais reliée à Sélibaby et Kankossa par un nouveau tronçon routier d’environ 51 km financé par l’État mauritanien avec l’appui du FADES, dans le cadre du corridor Tidjikja-Kiffa-Sélibaby-Ghabou.

L’analyse souligne toutefois que la région est déjà confrontée à plusieurs défis : inondations plus fréquentes, feux de brousse, érosion des sols et pression croissante sur les ressources en eau. L’arrivée d’un projet minier de grande ampleur constitue donc un facteur supplémentaire de transformation du territoire, avec une hausse attendue des besoins en eau, en énergie et en foncier.

Selon l’auteur, l’enjeu principal n’est pas le projet minier en lui-même mais la capacité des politiques publiques à coordonner développement économique, résilience climatique et cohésion territoriale, afin que les investissements à venir accompagnent un développement intégré du Guidimakha plutôt que d’aggraver les déséquilibres déjà présents.

Source : Cridem, par Almamy Soumaré — 10 juillet 2026