Le bilan de l’embuscade tendue samedi contre un convoi de l’armée malienne dans le nord du Mali s’est considérablement alourdi : au moins 50 militaires ont été tués et 24 autres faits prisonniers, selon un élu local du nord proche des autorités de transition, cité par l’AFP. Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières subies par l’armée malienne depuis le début du conflit qui ravage le pays depuis une quinzaine d’années.
L’attaque a été menée par la coalition regroupant les indépendantistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les jihadistes du JNIM, contre un convoi qui quittait la ville stratégique d’Anéfis — théâtre ces dernières semaines d’âpres combats pour son contrôle — en direction de la grande ville de Gao.
Samedi soir, l’état-major malien avait présenté sa riposte comme un succès, revendiquant des dizaines de morts dans les rangs des assaillants après des frappes aériennes à Tabrichat et dans ses environs. Le FLA avait de son côté revendiqué « des dizaines de morts et de blessés » parmi les soldats maliens et leurs alliés russes de l’Africa Corps, chaque camp proclamant la victoire.
Cette confirmation d’un bilan très lourd illustre la dégradation continue de la situation sécuritaire dans le nord du Mali, pays voisin de la Mauritanie, où le chef de la diplomatie mauritanienne Mohamed Salem Ould Merzoug déplorait ces derniers jours la perte de « nombreuses vies innocentes » à la frontière entre les deux pays.
Source : France Info via Cridem — 19 juillet 2026

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