La députée Aziza Mint Jiddou a tiré la sonnette d’alarme sur le recul spectaculaire des réserves halieutiques mauritaniennes, qualifiant de « choquants » les chiffres publiés par l’Institut mauritanien de recherches océanographiques et des pêches (IMROP).

Lors d’une séance de questions au ministre des Pêches, elle a indiqué que les captures de sardinelles sont passées d’environ 400 000 tonnes en 2018 à seulement 150 000 tonnes en 2025, soit une baisse de plus de 62 %. La situation est plus critique encore pour la sardinelle ronde, localement appelée « yaay boy » et jugée essentielle à la sécurité alimentaire des Mauritaniens : ses volumes se sont effondrés de plus de 300 000 à environ 50 000 tonnes sur la même période, une chute dépassant 84 %.

Selon la parlementaire, les bulletins scientifiques de l’institut confirment que la totalité des petites espèces pélagiques des eaux mauritaniennes sont désormais surexploitées ou exploitées à leur maximum, sans qu’aucun stock ne soit aujourd’hui sous-exploité. Elle a relié ce déclin à l’essor de l’activité des usines de farine de poisson, un secteur qui compterait, selon le rapport cité, 34 usines actives.

Source : Al Akhbar — 2 juillet 2026