Le ministre mauritanien de la Santé, Tijani Atigham, a affirmé que la santé mentale n’était pas seulement une affaire médicale, mais une question qui concerne l’individu, la famille, l’école, le travail, la sécurité et le développement du pays. Il a jugé qu’il n’était plus acceptable de laisser ce sujet en marge des politiques publiques.

Le ministre s’exprimait vendredi soir lors du lancement de la stratégie nationale de santé mentale et de lutte contre les addictions, pour la période 2026-2030, en présence de représentants de plusieurs secteurs gouvernementaux, du corps diplomatique et du secteur sanitaire privé.

Il a souligné les défis auxquels le pays fait face dans ce domaine : le nombre limité de ressources humaines spécialisées, la concentration des services de santé mentale à Nouakchott, ainsi que les difficultés d’approvisionnement de certains médicaments essentiels. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer la santé mentale dans les soins de santé de base et de rapprocher ces services des citoyens dans les différentes wilayas.

Le ministre a précisé que la nouvelle stratégie repose sur la prévention, la sensibilisation, le dépistage précoce et la réinsertion, tout en luttant contre la stigmatisation des personnes souffrant de troubles psychiques ou d’addictions. Il a annoncé l’intégration d’un centre national de santé mentale et d’addictologie dans le programme de développement de Nouakchott, remerciant l’Organisation mondiale de la santé et les partenaires techniques et financiers pour leur soutien.

Source : Al Akhbar — 4 juillet 2026