Arrivé à Sélibaby il y a des décennies, Mohamed El Amine Abdallah Essaoud y a travaillé comme porteur, cultivateur et dans bien d’autres métiers pénibles, avant de devenir gardien du centre de santé de la ville dès le début de sa construction en 2019, poste qu’il occupe toujours après l’achèvement de l’hôpital.
Installé dans une case traditionnelle bâtie à partir de vieux vêtements et de troncs d’arbres, non loin d’un lotissement de cinquante logements achevés depuis 2022 mais toujours inoccupés, il réclame un logement : atteint le mois dernier d’une maladie urinaire qui l’a immobilisé, il salue la prise en charge de l’hôpital mais ignore ce que l’avenir lui réserve, lui qui vit sur un terrain de l’État sans savoir s’il pourra continuer à y rester.
Après plus de six années de service sans le moindre manquement, dit-il, il redoute de perdre son emploi une fois son traitement terminé, faute de contrat stable, et demande à être titularisé aux côtés de ses collègues gardiens. Il en appelle directement au président Mohamed Ould Ghazouani pour obtenir un logement et pour faciliter l’obtention des papiers d’identité de ses enfants, bloqués par des démarches administratives complexes liées à l’origine de leur mère.
Comme d’autres habitants de Sélibaby, il subit aussi la crise chronique de l’eau : son robinet, dit-il, n’a plus laissé couler une goutte depuis le début du mois de juillet.
Source : Al Akhbar — 10 juillet 2026


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