La police mauritanienne a fait sortir, dans la nuit de jeudi à vendredi, les députées Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour Salem du bâtiment de l’Assemblée nationale, plusieurs heures après le début de leur sit-in à l’intérieur, selon des sources citées par Sahara Médias.

Les deux parlementaires, récemment graciées par le président de la République, avaient annoncé jeudi leur décision d’occuper les lieux après être parvenues à entrer dans le bâtiment, alors qu’une unité de la garde les avait empêchées d’y accéder la veille. « Le mandat parlementaire nous a été confié par le peuple mauritanien », avaient-elles déclaré depuis le bureau de la députée Mariem Cheikh Dieng.

Jeudi soir, le porte-parole du gouvernement par intérim, Melainine Ould Eyih, a affirmé que le Président de la République « a réaffirmé son attachement au respect du principe de séparation des pouvoirs » dans l’affaire des deux députées, selon l’Agence mauritanienne d’information.

Cet épisode est le dernier rebondissement d’un feuilleton politico-judiciaire qui tient le pays en haleine : condamnées puis graciées début juillet, les deux élues se sont vu refuser l’accès à l’hémicycle, tandis que le Conseil constitutionnel a refusé cette semaine de constater la perte de leur mandat.

Source : Sahara Médias — 17 juillet 2026