Nouakchott – La ministre de l’Éducation nationale et de la Réforme du système éducatif, Houda Mint Baba, a appelé les instances internationales à reconnaître les défis éducatifs propres aux pays à vaste superficie et à faible densité de population, plaidant pour que les critères de financement ne reposent pas uniquement sur le nombre d’habitants.

S’exprimant lors des travaux du sommet « Transformer l’éducation +4 » (TES+4) organisé à Paris, la ministre a souligné la nécessité de prendre en compte le coût de la fourniture de services éducatifs dans les pays à faible densité démographique, en plus du critère du nombre d’habitants.

Houda Mint Baba a affirmé que la réalisation d’une éducation inclusive resterait impossible sans la prise en compte des défis spécifiques auxquels sont confrontés les pays les plus vulnérables. Selon elle, la réussite de la transformation mondiale de l’éducation dépend de sa capacité à s’adapter aux différents contextes, en particulier ceux confrontés à des défis géographiques, humains et de développement complexes.

La ministre a par ailleurs recommandé d’intégrer les effets du changement climatique, des déplacements de populations et des crises humanitaires parmi les critères du financement international, tout en appelant à soutenir les solutions nationales innovantes ayant fait leurs preuves pour atteindre les enfants les plus vulnérables et accélérer la réalisation de l’éducation pour tous.